Virus Usutu : premier cas chez un humain en France
Virus Usutu : premier cas chez un humain en France

Virus Usutu : premier cas en France d’infection humaine par un moustique.

Usutu est un arbovirus de la même famille que les virus Zika ou celui de la fièvre du Nil occidental. De la même manière que ses cousins, il se transmet par le biais des moustiques. Si l’on sait qu’il entraine un taux de mortalité important chez les oiseaux, principalement les passereaux, les connaissances sur la pathologie humaine demeure limitées.

Comme pour les autres arbovirus la plupart des cas d’infection chez l’homme sont probablement asymptomatiques. Néanmoins, de rares complications neurologiques ont été rapportées justifiant de mener plus de recherches pour mieux comprendre son fonctionnement.

Seuls 26 cas d’infection humaine par Usutu ont été rapportés en Europe, un chiffre très certainement sous-estimé d’après Yannick Simonin, enseignant chercheur spécialiste de ce virus, du fait de l’inexistence de tests de détection commerciaux mais aussi de la méconnaissance générale des symptômes qui y sont associés.

Des études menées chez l’animal montrent un très fort tropisme neurologique de ce virus. Très récemment, Yannick Simonin et son équipe de l’Unité 1058 “Pathogenèse et contrôle des infections chroniques” (Inserm/Université Montpellier/CHUMontpellier/ EFS) ont publié dans la revue Emerging Infectious Diseases des résultats montrant la présence du virus dans le liquide céphalo rachidien d’un patient du CHU de Montpellier en 2016, confirmant ce neurotropisme. Les symptômes cliniques de ce patient, incluant une paralysie faciale temporaire n’avaient été reliés jusqu’alors à aucune maladie précise. Des investigations supplémentaires demeurent nécessaire afin de mieux appréhender le tableau clinique associé à ce virus émergent.

Les axes de recherche développés par l’UMR 1058 sont de caractériser la virulence, notamment neuronale, des différentes souches d’Usutu circulant en France afin de les comparer en laboratoire et d’évaluer ainsi leur pathogénicité. L’unité étudie également les mécanismes de transmission de ce virus afin de mieux appréhender les risques associés.

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