Aung San Suu Kyi arrêtée après un coup d’Etat en Birmanie (détail)
Aung San Suu Kyi arrêtée après un coup d’Etat en Birmanie (détail)

Un coup d’Etat a été perpétré lundi en Birmanie par l’armée qui a arrêté la cheffe de facto du gouvernement civil Aung San Suu Kyi, proclamé l’état d’urgence pour un an et placé ses généraux aux principaux postes.

Depuis des semaines, l’armée n’a cessé de lancer des accusations d’irrégularités lors de ces élections, les deuxièmes depuis la fin de la dictature militaire en 2011. Elles ont été remportées haut la main par la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de la très populaire Aung San Suu Kyi déjà au pouvoir.

La LND a remporté 83% des 476 sièges au Parlement, mais l’armée affirme avoir découvert plus de 10 millions de cas de fraude et demandé à la commission électorale de publier les listes pour vérification, ce que cette dernière n’a pas fait. Mardi dernier, lors d’une conférence de presse, le porte-parole de l’armée n’avait pas exclu une reprise en main du pays par les militaires.

Les craintes avaient encore grandi le lendemain après que le chef de l’armée, le général Min Aung Hlaing – sans doute l’homme le plus puissant de Birmanie – avait déclaré que la constitution pouvait être “révoquée” dans certaines circonstances.

L’armée a proclamé l’état d’urgence pour un an avec des généraux placés aux principaux postes. Myint Swe, qui dirigeait le puissant commandement militaire de Rangoun et actuel vice-président de Birmanie, devient président par intérim pour un an, un poste largement honorifique.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici