Un test de grande ampleur mené sur la chloroquine : y-a t-il des preuves que ça marche?
Un test de grande ampleur mené sur la chloroquine : y-a t-il des preuves que ça marche?

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Last updated: 31 mai 2020 - 23 h 53 min (+02:00)

De la chloroquine, de l’hydroxychloroquine ou un placebo seront administrés à plus de 40 000 professionnels de santé d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud.

Tous les participants sont du personnel en contact avec les patients de Covid-19.

Les premiers participants britanniques à l’essai mondial seront inscrits jeudi aux hôpitaux universitaires de Brighton et Sussex et au John Radcliffe Hospital d’Oxford.

Ils recevront de l’hydroxychloroquine ou un placebo pendant trois mois. Sur les sites en Asie, les participants recevront de la chloroquine ou un placebo.

Avec des résultats attendus d’ici la fin de l’année, ces essais testeront si les médicaments peuvent empêcher les travailleurs de la santé exposés au virus de le contracter.

L’hydroxychloroquine connaît depuis fin février une notoriété inédite depuis que le Pr Didier Raoult, de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée-Infection, a relayé une petite étude chinoise, peu détaillée, affirmant que le phosphate de chloroquine montrait des signes d’efficacité chez des patients atteints de SARS-CoV2.

L’effervescence autour de l’hydroxychloroquine, a connu ensuite un regain lorsque le président américain Donald Trump s’en est fait l’apôtre, au point d’en prendre lui-même quotidiennement à titre préventif, comme il l’a annoncé mardi. Au Brésil, le président Jair Bolsonaro est convaincu de ses effets, pourtant non prouvés, au point que le ministère de la Santé a recommandé mercredi son usage pour tous les patients légèrement atteints par la maladie.

Dépassant largement le terrain politique, l’hydroxychloroquine est devenu un sujet de débat public et politique très médiatisé, suscitant des discussions enflammées en famille et dans les médias et de féroces empoignades sur les réseaux sociaux, en particulier en France.

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