« Gilets jaunes » : Les pistes du Medef pour sortir de la crise
« Gilets jaunes » : Les pistes du Medef pour sortir de la crise

En pleine crise des gilets jaunes, Geoffroy Roux de Bézieux, le « patron des patrons » propose ce mardi dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, une augmentation du Smic, mais à condition de baisser les cotisations sur le salaire minimum.

On ne l’avait pas encore entendu depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ». Geoffroy de Bézieux, patron du Medef, propose mardi dans Le Parisien une série de mesures pour « sortir de la crise ». « Nous ne pouvons pas nous permettre un week-end supplémentaire de même nature. Sinon, il y aura un risque très fort sur l’emploi », assure-t-il. Et sans surprise, la réponse doit avant tout passer selon lui par une réflexion sur les taxes.

Geoffroy Roux de Bézieux suggère ainsi de revoir l’indemnité kilométrique. C’est à dire que la taxe du versement transport de 8 milliards soit redistribué directement par les entreprises à leur salariés, là ou il n’y a pas de transports en commun (Métro, RER, Bus etc.).

« La révolte des gilets jaunes a commencé avec la mesure des 80 km/h, qui n’a pas été comprise, puis avec l’augmentation des carburants couplée avec la hausse des taxes. Il faut savoir que 80 % de nos salariés prennent leur voiture pour aller travailler, dont 50 % n’ont pas d’autres choix, et ils font en moyenne 44 km. Pour les entreprises, en particulier les petites, c’est la double peine : nous subissons la hausse des prix des carburants sur les véhicules de société et la perte de chiffre d’affaires qui résultent de ces trois semaines de crise ».

Le président du syndicat de patrons s’alarme enfin des conséquences économiques du mouvement des gilet jaunes.

« Il y a des destructions massives, à Paris et dans de grandes villes de province et à la Réunion, et des blocages, qui ont un effet extraordinairement négatif sur le commerce, avec des baisses de chiffres d’affaires de -20 % à -30 % en moyenne dans le transport et le tourisme. Nous ne pouvons pas nous permettre un week-end supplémentaire de même nature que ceux que nous avons vécus. Sinon, il y aura un risque très fort sur l’emploi. Nous sommes sur le point de basculer vers du chômage partiel, voire pire. Nous sommes quasiment en état d’urgence économique. »

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