Lozère : des empreintes de dinosaures géants découvertes (Photo)
Lozère : des empreintes de dinosaures géants découvertes (Photo)

Evolution du Covid-19 En France

confirmés
186,835
décès
28,714
guéri
67,803
Active
90,318
Last updated: 30 mai 2020 - 10 h 38 min (+02:00)

Des spéléologues ont découvert un trésor datant de 168 millions d’années, sur un plafond de grotte de Castelbouc, à Sainte-Enimie, en Lozère.

C’est une sortie de spéléologues amateurs pas banale qui s’est déroulée ce jour de décembre 2015, dans la grotte de Castelbouc en Lozère. Cette cavité, très prisée des spéléologues débutants et accessible par un long boyau étroit, a révélé pour la première fois le trésor qu’elle conservait depuis des millions d’années : des traces de dinosaures géants, bien visibles au plafond du « grand tunnel » – une salle de 80 mètres de long, de 20 mètres de large et de 10 mètres de hauteur sous plafond.

« Ce qui est fou, c’est que des milliers de personnes sont déjà passées par cette grotte, sans jamais voir quoi que ce soit, s’étonne encore Jean-David Moreau, paléontologue au laboratoire Biogéosciences1 de Dijon, qui organisait ce jour-là la sortie spéléo de l’Association paléontologique de Lozère qu’il préside. Il a suffi qu’une personne lève les yeux vers le plafond et regarde un peu mieux que d’habitude pour repérer les traces : des empreintes bien visibles semblant appartenir à des dinosaures géants. »
Trois pistes de géants herbivores

Caractériser ces traces à la seule lumière des lampes frontales n’est pas chose aisée, et il a fallu que le chercheur et son équipe reviennent à plusieurs reprises pour confirmer l’incroyable trouvaille : l’on était bien en présence de trois pistes d’une vingtaine de mètres de long laissées par des sauropodes, des dinosaures herbivores quadrupèdes, au Jurassique moyen, il y a 170 millions d’années.

« Deux des pistes laissent voir nettement l’alternance pieds-mains, les mains se caractérisant par leur forme en demi-lune. Certaines des empreintes révèlent les traces des cinq doigts et des griffes, décrit le scientifique. Les plus grandes mesurent 1,25 mètre de long, ce qui les classe parmi les plus grandes empreintes de dinosaures identifiées dans le monde, et ont été laissées par des bêtes dont la taille devait avoisiner les 30 mètres. ».

Cette découverte est inédite à plus d’un titre : c’est en effet la première fois que l’on retrouve des empreintes de dinosaures géants dans une grotte sur la planète. Mais c’est aussi la première fois que l’on retrouve des empreintes de sauropodes dans le bassin des Causses, pourtant très riche en traces fossiles : il existe dans cette zone de plusieurs centaines de kilomètres carrés, à cheval entre l’Aveyron, la Lozère, le Gard et l’Hérault, des dizaines de sites à empreintes fossiles… mais aucune trace des géants herbivores n’y avait été retrouvée jusqu’à ce jour.

« Le bassin des Causses, aussi appelé golfe des Causses, a enregistré toute l’histoire géologique du Jurassique, soit 55 millions d’années », raconte le paléontologue spécialiste d’ichnologie, la science des empreintes. Durant cette période, la mer s’est retirée à trois reprises dans cette région, laissant la possibilité aux dinosaures de s’installer : il y a 200 millions d’années, il y a 168 millions d’années – c’est dans cette fenêtre que l’on enregistre les traces de Castelbouc – et il y a 145 millions d’années. »

LEAVE A REPLY

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.