Mais qu’est-ce qui a (vraiment) tué les dinosaures? (étude)
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Last updated: 4 août 2020 - 18 h 23 min (+02:00)

Il y a 66 millions d’années, une météorite d’une dizaine de kilomètres s’écrasait dans l’actuelle péninsule du Yucatan, au sud-est du Mexique, formant un cratère complexe de 180 km de large.

Cet impact cataclysmique a projeté dans le ciel des milliards de tonnes de roches qui se sont enflammées en retombant vers le sol sous l’effet des frottements de l’air. Cette pluie ardente s’est abattue sur l’intégralité du globe, déclenchant des incendies sur tous les continents. Les secousses sismiques engendrées par le choc se sont propagées sur tout le globe, déstabilisant le sous-sol et déclenchant des éruptions exceptionnelles. Des milliards de tonnes de suies et de particules, provenant à la fois des incendies, des éruptions volcaniques et de l’impact lui-même, sont ainsi restées en suspension dans la haute atmosphère, bloquant le rayonnement solaire. La température au sol a alors chuté de plus de 15°C! En haute altitude, les mêmes particules ont au contraire piégé et diffusé la chaleur, provoquant la destruction pure et simple de la couche d’ozone qui protégeait les animaux des rayons ultraviolets délétères de notre étoile. La Terre est brusquement devenue un enfer, en somme. La plupart des dinosaures, qui dominaient alors le monde, n’y survivront pas.

Ce scénario catastrophe, déjà relativement bien connu, s’enrichit chaque année de nouveaux éléments. Des chercheurs américains viennent par exemple de modéliser récemment le tsunami global provoqué par la chute de cette météorite de Chicxulub. Leurs résultats ont été présentés mi-décembre au congrès d’automne de l’American Geophysical Union (AGU).

En ces temps reculés, le site d’impact était en effet plongé sous des eaux peu profondes. La météorite provoqua ainsi la formation d’un mur d’eau de 1500 mètres de haut. De gros débris projetés à plusieurs dizaines de kilomètres d’altitude retombèrent également, formant des «éclaboussures» au moins aussi gigantesques. Il est difficile d’imaginer l’ampleur de la tempête que cela devait représenter. L’ensemble du Golfe du Mexique devait être aussi agité qu’une baignoire dans laquelle on aurait jeté un rocher! La simulation de ces dix premières minutes, sur quelques centaines de kilomètres de distance, a été pilotée par Brandon Johnson, de l’université de Brown (dans le Rhode Island). La croûte terrestre est en marron, les sédiments marins en jaune pâle et l’eau en bleu:

Cet impact génère ainsi une gigantesque houle (à la fin de la vidéo) qui va alors se propager dans les mers du monde entier, en passant notamment par le «canal» qui sépare alors l’Amérique du Nord de l’Amérique du Sud. Molly Range, de l’université du Michigan, a modélisé cette propagation en prenant comme point de départ la houle issue du modèle de son confrère:

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