Une enquête met en lumière la négation du consentement sexuel des femmes (détail)
Une enquête met en lumière la négation du consentement sexuel des femmes (détail)

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Ce matin, le collectif NousToutes a dévoilé les résultats de son enquête sur le consentement dans les rapports sexuels.

Comme le relaie France Info, ce sont les résultats des 96 000 femmes qui ont été analysés. Conclusion : neuf femmes sur dix qui ont participé à cet appel ont déclaré « avoir fait l’expérience d’une pression pour avoir un rapport sexuel ». Selon #NousToutes, « dans 88 % des cas, c’est arrivé plusieurs fois ». Selon la militante Caroline de Haas, ce chiffre est « impressionnant », mais au final pas très étonnant pour le collectif. « C’est la réalité […] Cette enquête montre à quel point ce sujet est un sujet majeur pour les femmes », dit-elle. Et cette « méconnaissance », cette « pression » arrive très tôt, dès le début de la sexualité de nombreuses femmes.

Un problème d’éducation de la société

Ainsi, selon l’appel à témoignages, 60 % des femmes affirment que leur première relation sexuelle a été un rapport non consenti, non désiré. Selon les précisions du collectif féministe, « pour 36 % des répondantes, ce rapport a eu lieu avant leurs 15 ans ». Mais ce n’est pas tout. Comme le rapporte France Info, Caroline de Haas indique que « plus d’une répondante sur deux [53,2 %] déclare avoir fait l’expérience avec un ou plusieurs partenaires d’un rapport sexuel avec pénétration non consentie ». Environ 67,5 % des femmes ayant témoigné auprès du collectif indiquent qu’elles ont également fait l’expérience de faits qui peuvent s’apparenter à une agression sexuelle ou un viol, avec un ou plusieurs partenaires. Parmi elles, 64,8 % expliquent que cela est arrivé à plusieurs reprises au cours de leur vie.

Et pour de nombreuses participantes, les violences ne sont pas que physiques, mais aussi verbales et psychologiques : environ une femme sur deux a rapporté avoir subi des remarques dégradantes lors d’un refus de rapport sexuel. Au regard de cet ensemble de résultats, #NousToutes souhaite que l’exécutif lance une enquête représentative afin de prendre la mesure réelle du problème. Caroline de Haas estime que la France est « face à un problème d’éducation de la société sur le consentement ». Le collectif réclame donc également la mise en place d’un « module obligatoire dans la scolarité sur la question du respect et sur la prévention des violences sexistes et sexuelles ».

1 COMMENT

  1. A trop vouloir encourager les femmes pour de soi-disants droits,l”humanité risque de voir sa perpétuation se faire avec les singes.La femme ne veut pas accepter sa condition de femme ?Alors il faut encourager les labos à créer des êtres asexués et que l’on ferme la parenthèse de l’humanité.

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