Décès de l'écrivain Jean Raspail,
Décès de l'écrivain Jean Raspail, "ultraréactionnaire" revendiqué

Admiré par les uns, décrié par les autres, le romancier, mort à l’âge de 94 ans, se défendait d’être d’extrême droite, reconnaissant cependant être « ultraréactionnaire » et opposé au « métissage ».

Il aimait se définir comme un « homme libre », « jamais inféodé à un parti », préférant « patrouiller aux lisières ». En souvenir son goût pour l’aventure, d’une jeunesse voyageuse riche d’expéditions lointaines et hardies : la première, en 1949, le conduit de Québec à La Nouvelle-Orléans à bord d’un canoë.

Pourtant, l’image que laissera Jean Raspail, moustache militaire, visage régulier et austère, silhouette très droite, est avant tout celle d’un réactionnaire revendiqué, royaliste, refusant, selon ses propres dires, d’« entrer dans le XXIe siècle » et déjà des plus méfiants à l’endroit du précédent.

Jean Raspail était hospitalisé depuis la fin décembre et, en raison de l’épidémie de coronavirus, sa famille n’a pas pu lui rendre visite jusqu’à ces derniers jours, a précisé son fils Quentin…

Né le 5 juillet 1925 à Chemillé-sur-Dême (Indre-et-Loire), il fait ses études au collège Saint-Jean-de-Passy, à Paris, où il a notamment Marcel Jouhandeau comme professeur. Le jeune homme tâte déjà de l’écriture mais, dissuadé par un ami académicien de son père, il choisit d’élargir son horizon géographique et se lance sur les routes du vaste monde, de la Terre de Feu au Japon (il y passe l’année 1956), usant de divers moyens de locomotion. Chaque voyage semble le persuader davantage que la modernité n’apporte aux hommes que chagrins et désillusions.

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