Des zones grises dans la lutte contre la corruption persistent en France
Des zones grises dans la lutte contre la corruption persistent en France

Selon le Groupe d’États contre la Corruption, des «zones grises» subsistent dans la lutte contre la corruption en France.

« L’attente croissante des citoyens quant à l’exemplarité des membres de l’exécutif (…) est palpable en France », a insisté l’organe anti-corruption du Conseil de l’Europe, basé à Strasbourg, dans son dernier rapport de 71 pages.

Emmanuel Macron, « pas exempt de risques de corruption »

Pourtant, des « zones grises où des efforts supplémentaires sont nécessaires » demeurent, en dépit d’évolutions « positives », comme les créations de l’Agence française anticorruption (AFA), de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ou encore celle du parquet national financier, relève le rapport.

« Une plus grande transparence s’impose », notamment en ce qui concerne les « contacts entre l’exécutif et les groupes d’intérêts afin que leur influence » sur les décisions « soit plus claire », estime le Greco, qui préconise que « les membres de l’exécutif, y compris le président de la République », fassent « état publiquement et à intervalles réguliers des lobbyistes rencontrés et des questions abordées ». Le Greco salue l’adoption récente d’un plan de détection et de prévention des risques de corruption « au sein des ministères » mais recommande son extension « au cabinet du Président de la République (…), pas exempt de risques de corruption ».

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