Roman Polanski maintenu à l'académie des Césars
Roman Polanski maintenu à l'académie des Césars

“C’est la honte”, avait lancé Adèle Haenel, le 28 février dernier, alors que Roman Polanski se voyait décerner (en son absence) le César de la meilleure réalisation pour son film “J’Accuse”. Sept mois plus tard, et alors que l’Académie a revu son organisation, le réalisateur – accusé de viol par une dizaine de femmes depuis les années 1970 – fait toujours partie de ses membres.

Si, ces derniers mois, un changement profond a été promis par la présidence par interim, instaurant la parité et un recours systématique au vote pour supplanter à la cooptation, cette liste vient gâcher les notes d’espoirs des “frondeurs” de la profession. Mardi, plusieurs représentants, comme la cinéaste Andréa Bescond et le comédien Eric Métayer, élus dans leurs branches respectives, ont d’ailleurs vivement dénoncé la présence de Polanski et Langmann. Réclamant au passage l’élection systématique des membres. Décryptage.
À quoi correspond cette liste ?

L’Académie des César est aujourd’hui composée d’un peu plus de 4000 membres, professionnels du cinéma, qui forment une sorte de collège électoral (les même qui votent pour décerner les statuettes). Tous ont été appelés à voter pour composer l’Assemblée générale, en place pour quatre années. Cette “AG”, divisée en 21 branches (interprètes, réalisateurs, scénaristes, costumes, décors, musique, montage, etc.), constitue un nouvel échelon dans le nouveau processus électoral de la présidence des César.

Désormais, chaque branche, selon son poids, a entre quatre et 21 représentants. Mais sur 182, seuls 164 ont été élus. Car 18 membres “historiques” de l’Académie viennent s’y ajouter.

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