Vaccin du covid en France : Alain Fischer, le «Monsieur Vaccin» veut du temps
Vaccin du covid en France : Alain Fischer, le «Monsieur Vaccin» veut du temps

Le vaccin contre le coronavirus doit arriver en France dès janvier 2021. Dans une interview au JDD, Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, revient sur les clefs de la vaccination en France. Il rappelle qu’il est important de “se donner le temps de l’évaluation”. Le pire selon lui, que les Français se disent “ça y est, on a des vaccins, tout est réglé et on y va”.

Le pédiatre de 71 ans explique d’ailleurs vouloir créer “assez vite” “un petit comité associant des compétences en biologie et en sciences humaines et sociales pour réfléchir collectivement à la vaccination”. Celui-ci pourrait regrouper, détaille-t-il, des membres du comité vaccin, déjà en place et présidé par la virologue Marie-Paule Kieny, d’autres experts de la vaccination, des praticiens de la santé, des sociologues, des représentants de la société civile, ou encore des associations de patients atteints de maladies chroniques.

Emmanuel Macron a promis vendredi la “transparence” du gouvernement au sujet du vaccin. Une position que partage largement Alain Fischer : “Il faut dire les choses comme elles sont, sinon on est décrédibilisé. Quand on sait, on sait. Quand on ne sait pas, on ne sait pas. (…) La majorité de la population est assez responsable pour comprendre ce message. Il ne peut pas en être autrement, pour des raisons d’éthique et d’efficacité”, affirme-t-il au JDD. Dans cette démarche-là, le professeur émérite dit ouvertement que le vaccin engendrera des effets secondaires, bien qu'”extraordinairement rares”. “L’information et la communication tournent forcément autour de l’analyse du bénéfice-risque, centrale dans le processus de décision. Est-ce que les bénéfices attendus pour se protéger d’une maladie potentiellement grave sont bien supérieurs au risque éventuel d’une pathologie liée à la vaccination ? De petites marges d’incertitude persistent, mais, d’après les données partielles dont on dispose, ce risque est très faible.”

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